Quand le Système finit par se défendre, telle une bête blessée

Quand le système saigne, il se défend. Et ceux qui parlent deviennent les premiers sacrifiés.

Nous avons déjà abordé dans nos précédents billets ce système qui régit le travail et ce qu’il sous-entend avec son droit, son cadre et tout ce que cela comprend de plus glauque sur le sujet. Il ne faut pas se masquer la vue, nous ne sommes pas dans un monde lisse et de complaisance. Bien au contraire !

1 – Ce qui laisse entendre qu’un "truc" saigne et détonne

Notre collectif voit de temps à autre des commentaires, ici et là, de psy du travail, dirigeants, managers, consultants de tout poil… ou encore de RH qui sont conscients des effets qu’ils constatent sur la détresse des salariés. La réalité du monde du travail est bien en phase avec les maux finissant par apparaître clairement.

Certaines générations (précédentes) étaient pudiques mais ce temps est depuis longtemps révolu. Tout finit par se savoir et par sortir. Vous pouvez faire de la marque employeur avec vos tripes, de la délirante team building avec pour thème du yoga-chèvre puant le bouc…. Et nous en oublions des vertes et des plus mûres. Le catalogue peut être extensible à l’envi, ce ne sont pas les rustines débilitantes qui manquent. Nous pouvons même vous en inventer, cela pourrait être lucratif car nous sommes très inventifs !

Sauf que certains métiers sont conscients de ce délire, certains fabricants de rustines finissent par voir derrière le paravent de la masse de con**rie inventée. Lorsque ces déçus du système sont pris à partie… cela devient un autre problème. Il ne faut jamais dénoncer ce que fait un système très bien rôdé, camouflé qui vous fait prendre des vessies pour des lanternes.

Mettre la poussière sous le tapis -un temps- pour gagner sa pitance est une chose, par contre continuer à cautionner tout cela et voir des dégâts de plus en plus gros… cela devient plus difficile à faire avec le temps. Ne jamais critiquer le système qui régit le travail (ou autre chose) car sinon vous êtes marqués à la culotte, aussi bien en entreprise qu’ailleurs. Le but est de baisser la tête, accepter tout en bloc pour que tout cela continue tranquillement, pas de prise de conscience surtout ! Jamais !

2 – Sauver les fondamentaux, pas ceux qui sont écrasés en dessous

Les ‘agents Smith’ veillent au grain, chaque perturbateur qui dénonce sera puni et sorti du rang pour aller dans une taule taillée pour le réfractaire. Vous pensez que nous exagérons ?

Vous trouverez des témoignages en fouillant un peu sur le réseau social pro. Ces témoignages de professionnels sont poignants, des interviews existent. Cela dans le but d’expliquer -certaines vérités- que le système produit en chaîne.

Propos déformés, omis, inversés et se retournant contre le professionnel en question. La punition ne se fait jamais attendre et plus vous vous en défendrez, moins vous sortirez de la roue infernale de l’accusation. C’est assez pratique et très répandu, les entreprises font de même avec leurs détracteurs en interne, lors de malversations, de harcèlements divers et variés ou encore de pratiques délétères en tout genre. Ceux qui parlent, qui disent ‘stop’ sont de suite mis en accusation et deviennent des pions à abattre.

Une pratique mafieuse bien reconnue. De quelle type de mafia parlons-nous ici exactement ? C’est un terme un peu fort, pensez-vous ? Lisez quelques livres sur la question, vous verrez si le terme est si osé que cela !

3 – Pratiques délétères non relatées = non-existence de celles-ci

Les problématiques que le système veut éteindre, restent à la maison bien au chaud. Pas besoin d’en parler et puis un rapport RSE permet de tout lisser au mieux. Ainsi tout le monde est content, un bon document d’audit fait au cordeau, voulu par les États ("mais pourquoi donc ?", serait la bonne question à se poser) permet de fignoler le crépi sur la maison entreprise qui se délite !

Il n’y a pas de mal à se faire du bien, institutionnalisons tout cela et faisons en sorte que rien ne sorte en public ! Ce qui n’est pas dit, n’existe pas. Certaines institutions jouent ce rôle d’omerta, sous couvert d’informations estampillées institutionnelles et à suivre. Nous tairons les noms de celles-ci mais regardez lesquelles prennent la parole et vous verrez ce qu'elles protègent… et pourquoi. Le pourquoi est trouvable après quelques recherches….

Le système adore les cautions qu’il crée pour se légitimer, après tout nous ne sommes jamais mieux servis que par soi-même. Non ?

Là aussi, cela vous paraît gros. Et pourtant, le système se cache dans les détails…. Comme le diable !

4 – Le système ne veut pas voir ses inconséquences en une des manchettes !

Certains ont découverts le harcèlement moral ou sexuel (pour ne prendre que ce seul sujet en exemple), la semaine dernière. Nous exagérons mais sur la ligne de temps de l’existence de ces pratiques et bien cela revient bien à dire… la semaine dernière !

La faute est remise sur le harceleur, bien sûr il faut le chercher en interne et le prouver. Apparemment malgré de moultes témoignages aux Prudhommes ou ailleurs, cela ne semble pas simple de coller une cause à un effet clair. L’inversion de la preuve (toujours) et l’inversion de l’accusation, envers le harcelé exclusivement.

Ce que nous disons chez Backstage RH, c’est qu’en fait le harceleur ou les ‘mobbeurs’ (effet de meute) perdurent car ils y sont autorisés. Par qui est-ce autorisé ? Dans quel cadre ? Comment cela se produit-t-il exactement ? Dans quel type d’environnement ? Envers qui ? Qui met le couvert sur ces agissements qui nécessitent maintenant des enquêtes internes ou externes ?

Ces enquêtes n’ont toujours pas inversé les maux profonds des harcelés et pas plus faits cesser les agissements!

Le système « entreprise », dans sa globalité, autorise tout cela. Il ferme les yeux. Pendant ce temps-là il n’est pas question de salaires, de modes de fonctionnement internes tournant autour des affaires ou des prises de galons litigieuses, etc…

Cette logique dépasse le seul harcèlement et traverse l’ensemble des dysfonctionnements contemporains du travail. C’est une mécanique de préservation du pouvoir. Tous les sujets se tiennent par la main. Le système les parcelle, pour mieux vous perdre. Il sait que vous avez ni le temps ou l’énergie de tout relier. N’oublions pas que sur ces sujets, un scandale en pousse un autre

 5 — Et après ? Direz-vous !

En effet… et après ? N’oubliez jamais qu’à l’intérieur du système vous êtes TOUJOURS le bouc émissaire, le dindon de la farce ou encore l’agneau sacrifié. Choisissez le terme qui vous parle le mieux.

En interne, vous payez comptant soit en heurtant votre éthique soit financièrement - toujours sur vos salaires, jamais sur ceux de vos directions. Vous pouvez perdre votre job aussi au passage, si vous dites votre mécontentement ou si vous émettez un warning.

Vous en payez aussi le prix à l’échelle politique, par des décisions politiques qui vont vous plomber encore plus. Tout cela se cumule. Là également vous pourrez nous rétorquer, oui… et après ?

Et après ? Prenez-en juste conscience !

Regardez ce qu’il se passe autour de vous, dans votre service, dans les services annexes au vôtre, dans votre entreprise en globalité. Puis dans votre secteur économique, dans votre région, dans vos pays et plus globalement... sur la planète dans son ensemble. Oui… tout est global n’est-ce pas ? Ouvrez-vous à la réalité que vous constatez et que vous pouvez connecter à vos vécus. Ne laissez personne vous parler d’impression de quelque chose si pour vous, cela est une réalité et non un sentiment de vous faire prendre pour un c** !

Un système ne perdure jamais, sans la participation de ceux qui le font tenir. La question mérite d’être posée.

 ✨🎄 Sur ce Joyeux Noël et bonne dinde fourrée aux marrons à tous ! ✨🎄

#Travail #Système #Omerta #MécanismesduPouvoir #BackstageRH

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